Eye Wide ShutQuand j’ouvre la porte de la chambre, c’est une illumination ! Elle est là qui m’attend (enfin, j’aime à le penser). Assise sur le lit, un verre de vin rouge à la main, elle porte un magnifique body de soie noire tout en dentelle. Dénoués, ses cheveux auburn lui arrivent aux épaules.Elle ressemble à un des ces mannequins des défilés de mode lingerie. Le sourire qu’elle m’adresse ferait craquer un évêque traditionaliste ! -Je vous attendais, lance-t-elle avant de poser le verre sur une guéridon, juste à côté d’elle.(Bon sang ! Voilà que je bande ! Mais comment ne pas bander devant pareil spectacle ? Mon Dieu, faites qu’elle ne remarque rien !) Mes jambes sont en coton. Je suis totalement pétrifiée.Mais, pourtant, c’est les yeux rivés sur mon entrejambe qu’elle poursuit :-Je commence à penser que l’attente en valait la peine.Alors, parce qu’il faut bien que je sorte de cette léthargie, de cette béatitude idiote et juvénile, j’entre dans la chambre et referme la porte derrière moi, comme un robot obéissant à son maître.Pour comprendre comment je suis arrivée devant la porte de cette chambre, il faut que je vous raconte tout depuis le début.Cette aventure est née grâce à un de mes fidèles amis dont je vous ai déjà parlé (voir ) . Il faut dire que c’est un ennemi de la routine et du quotidien. Avec lui, on sait que la rencontre sera mouvementée et totalement originale. Cet après-midi là, il me demanda de l’accompagner à une soirée libertine. Connaissant parfaitement mon « oiseau»  je lui demandai si cette soirée avait quelque chose de particulier.-Non, rien de spécial, me répondit-il c’est juste une soirée vintage.Devant son laconisme, je tentai d’en savoir un peu plus.-Vintage .Cela veut dire que nous devons tous être vêtus comme dans les années soixante ?-Oui, oui. Je me suis trouvé un smoking à paillettes comme celui des Chaussettes Noires !-Bon, je suis contente pour vous mais, en somme, je n’ai plus que quelques heures pour dénicher la robe de Sylvie Vartan !Il se mit à rire et, avant de raccrocher, m’assura que j’étais toujours la plus belle pour aller danser et qu’il n’avait aucun soucis pour ma tenue. Et puis, nous ne resterons pas habillés bien longtemps, ajouta-il encore en s’étranglant. Il passerait me prendre à 21 heures.Du soucis, moi, je m’en faisais un peu. Je n’avais absolument rien de vintage dans ma garde-robe, à part, peut-être une robe évasée et un petit haut à paillettes. Mais, rien de bien extraordinaire. Je ne sais pas si vous avez vu le film Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick, mais j’ai tout de suite pensé que je me retrouvais dans la même situation que le personnage principal, obligé de courir les boutiques pour trouver de toute urgence un smoking pour se rendre à une soirée libertine. En plus, la mienne avait un dress-code !Moins d’une heure plus tard, je me retrouvais dans la cabine d’essayage d’ un magasin spécialisé Vintage. La robe que j’avais déniché n’était pas trop mal mais, c’est le full-slip qui me plaisait le plus (photo-jointe). Le contact du nylon sur ma peau balıkesir escort m’électrisait. Lorsque le vendeur, un petit maigrichon aux yeux de fouine, passa sa tête à travers le rideau, il jeta un coup d’oeil furtif sur la petite bosse qui venait de naître dans mon entrejambe. La petite allait devenir plus grosse s’il continuait à la cajoler du regard comme ça ! Je payai et l’abandonnai sagement à sa libido.Plus tard, c’est devant le miroir de ma chambre que j’enfilai des bas vintage ( vous savez, ceux qui plissent irrémédiablement aux chevilles) et un porte-jarretelle avec tant de frous-frous qu’on aurait dit un bouquet de chrysanthèmes blancs ! La combinaison (ou le full-slip comme l’appellent les américains) enveloppa cette belle et éphémère vision. Je décidai de ne pas cacher l’ensemble avec une robe et passait par-dessus mon grand manteau de vison. Deux on trois petits pshiiit de Shalimar et j’étais enfin prête ! Dans la voiture, mon ami voulu absolument savoir ce que je portai sous ce manteau. Je lui répondit qu’il découvrirait tout cela plus tard, comme les autres invités à la soirée, et je me moquais de ses cheveux gominés. Bon joueur, il se mit à chanter Daniela à tue-tête. Lorsque nous arrivâmes en vue de la maison où se tenait la soirée, j’avais eu droit au répertoire complet d’Eddy Mitchell et de ses copains.La comparaison avec Eyes Wide Shut se dissipa sur le champ avec l’apparition de l’épouse de l’instigateur de cette belle réunion de libertins. Elle ressemblait à Olivia-Newton-john dans le film Grease. Mais, une Olivia avec la jupette si courte que les censeurs d’Hollywood en aurait blêmi sur le champ. Elle n’arrêtait pas de tripoter ses couettes en affichant un sourire coquin. Lorsqu’elle voulut me débarrasser de mon manteau je refusais, évidemment. Elle nous demanda de faire « comme chez nous » et disparu dans un froissement de crinoline. La grande salle de séjour (assez spacieuse pour héberger le staff complet des Rolling Stones) était pleine. Des hommes impeccablement déguisés, des femmes au rire perlé et, sur une scène, devant les baies vitrées ouvrant sur la terrasse, un groupe de jeunes garçons en perruque et smoking blancs, interprétant quelques standards du rock et de la saoul avec une grande détermination. Dans ce genre de réunion, et qu’importe le thème, je commence toujours par du Champagne. Mon ami se faufila jusqu’au buffet. Un vieil homme aux cheveux blancs apparu comme par enchantement juste à côté de moi. Il passa furtivement sa main dans mon dos, caressa la fourrure et me demanda si j’avais froid. Avec sa cravate de texan, son smoking blanc et ses lunettes à grosse monture, il ressemblait au colonel Sanders.-Oui, un peu, répondis-je en souriant.Lorsque mon ami revint du buffet avec deux flûtes en main, le colonel s’était lové contre moi et ondulait au rythme de la musique.Mon ami l’observa en souriant-Je vois que vous avez déjà fait connaissance avec notre hôte, dit-il. Je sentais comme une pointe de jalousie dans sa voix et cela m’excita un peu. Pendant ce balıkesir escort bayan temps-là, le colonel avait glissé une main dans l’ouverture du manteau. Une main douce et légère qui effleura seulement mes hanches mais me fit frissonner tout de même. Beau joueur et de bonne éducation, mon ami décida de tenter sa chance avec une belle métisse toute en paillettes, un chignon si haut sur le somment de la tête qu’elle devait bien mesurer deux mètres ! Il lui prit la main, la baisa et emporta sa proie sur la piste de danse improvisée au centre de la pièce. Les dieux étaient visiblement à ses côtés car l’orchestre attaquait les premières mesures de Baby Love.Tout ceci n’avait duré que très peu de temps, en vérité. Pourtant, le colonel bandait déjà furieusement. Malgré l’épaisseur de la fourrure, je sentais très nettement son sexe qui se frottait contre moi. Il n’y a rien de plus excitant que la fourrure pour un homme. Je pense que ce soir-là, notre hôte était tout à fait de mon avis.Sa main s’agitait maintenant un peu plus sous mon manteau. Il explora chaque centimètre carré de ma combinaison, s’attardant enfin sur la pointe de mes seins. Lorsqu’il pinça mon téton, je pensait furtivement que j’avais eu bien raison de ne pas m’encombrer d’un soutien-gorge. Une douce sensation de chaleur descendit le long de ma colonne vertébrale. Je n’entendais plus la musique, ni les rires ou les éclats de voix. Je fixai le plafond, les yeux mi-clos, la bouche ouverte, en laissant échapper de longues expirations, comme une nageuse après l’effort. J’entendis un murmure. Tout près de mon oreille, le murmure me disait « venez avec moi… »Quelques minutes plus tard, nous étions dans une belle pièce qui devait être le bureau ou la bibliothèque, si l’on se fiait aux nombreux rayons encombrés de livres. Il m’accompagna, me guida avec des gestes tendres et précis , comme on peut le faire pour aider un malade. Je me sentais aussi fiévreuse qu ‘un malade justement. Une sacrée fièvre qui me faisait trembler comme une feuille.Sur le canapé de cuir, je me transformai en automate, le laissai m’installer sur les coussins et ouvrir mon manteau. Puis, il s’agenouilla face à moi , enleva ses lunettes et les fit tomber sur le tapis, se pencha lentement et posa sa bouche sur mon sexe, par-dessus le nylon de ma combinaison. L’effet fut immédiat, ma fièvre monta en flèche ! Il embrassa, cajola si tendrement et si longtemps le nylon que le tissu se mouilla. Entre deux soupirs étouffés, il laissait échapper quelques « c’est beau, c’est chaud » et poursuivait son œuvre comme un artiste obstiné. Je me tenais la tête appuyée sur le dossier du canapé et savourai cette caresse d’orfèvre. Je sentis qu’il écartait délicatement le volant de dentelle de la combinaison. Quand sa bouche rencontra ma petite culotte mon corps tout entier se contracta. C’est avec ses dents qu’il fit glisser la culotte pour libérer mon sexe. Sans jamais s’aider de ses mains, il goba ma queue et l’avala presque. Quelle sensation ! Je me redressai posai mes mains escort balıkesir sur son casque de cheveux blancs et le guidai en moi, encore plus profondément. Il suffoqua un très court instant mais adopta sur le champ un rythme plus élevé. Ses mains fines, décidément expertes en caresses, câlinaient mes couilles en même temps.Mon don de sperme fut bien à la mesure des ses caresses. Il manqua s’étouffer mais ne perdit pas une goutte de mon offrande. Enfin, il leva lentement la tête et me fit comprendre qu’il avalait tout le foutre que je venais de lui donner, avant de laisser son visage s’illuminer d’un sourire.Je retrouvais mon ami devant l’un des nombreux buffets installés aux quatre coins de la pièce. Sa cravate était dénouée et ses yeux aussi ronds et émerveillés que ceux d’un gamin devant un arbre de noël. Il me raconta ceci : Cette fille m’a tué ! Après quatre morceaux danses à un rythme endiablé, elle voulut se rafraîchir un peu. Ca tombait bien, croyez -moi, parce qu’un rock de plus et on devait appeler le Samu de toute urgence. (Il s’épongea le front constellé de gouttes de sueur et je lampai une autre gorgée de Champagne)Enfin, attendez de savoir la suite. Croyez-moi si vous voulez mais la coquine a voulu que je l’accompagne dans les toilettes dames.-Ne me dites pas que vous n’êtes jamais entré dans les toilettes dames ?Il me répondit d’un sourire.-Alors, poursuivit-il (en fermant à moitié les yeux, visiblement encore sous l’emprise de ce qu’il venait de vivre.) Nous voilà tous les deux dans les toilettes dames, devant les lavabos. Je décide de m’asperger d’un peu d’eau fraîche. Pendant un court instant, elle disparaît de ma vue. Dès que je me retourne, je la retrouve assise sur le trône (et d’une reine pareille on peut bien parler de trône, vous pouvez me croire!) les jambes écartées, la robe relevée, et sa belle chatte offerte.Une magnifique petite lèvre soulignant d’un rouge sang sa splendide toison d’un noir de jais.-Vous êtes un poète, mon cher, l’interrompis-je.-Un poète, répéta-t-il, oui, un poète.Je restai muette, décidée à le laisser reprendre un peu ses esprits. C’est à ce moment que je la vis pour la première fois. Une femme magnifique, une véritable déesse qui traversait la pièce. Une telle grâce qu’on eut dit qu’elle glissait véritablement sur le sol. J’eus à peine le temps d’apercevoir sa chevelure auburn qui cascadait sur sa longue robe en lamée qu’elle avait disparue…Mon ami pressa sa main sur mon bras. -Mais c’est elle qui m’a donné cette inspiration, cette âme de poète savez-vous, reprit-il en s’épongeant de nouveau le front. Je tombais à genoux comme un pénitent et je goûtais à pleine bouche ce petit fruit des îles ! Ah, ma chère, quel goût ! Quelle saveur exquise ! Sucrée et parfumée comme aucun fruit ! (Il remuait les lèvres, s’imaginant sans doute encore occupé à déguster ce fruit défendu)Quand vint le jus, je manquais m’évanouir. Un merveilleux et subtil mélange exotique d’épices et de vanille.Devant mon expression dubitative, sa verve redoubla.-Quel nectar ! Le breuvage des Dieux, je vous assure !Je lui passai une flûte de Champagne et sa tension retomba légèrement.-Belle histoire, lui glissai-je, alors qu’il revenait parmi les vivants.-Attendez de connaître la suite ! Poursuivit-il en me poussant vers un canapé.(A suivre)deleted

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